Quand le mental ne suit plus.
Voler fait rêver.
Mais le chemin pour devenir pilote professionnel, lui, ressemble souvent à un véritable marathon.
Entre incertitudes, exigences, remises en question et pics de stress, la pression est constante.
Ce stress, souvent, ne se voit pas.
Il s’infiltre dans les longues périodes d’attente, la pression de la performance, les comparaisons incessantes.
Il ronge de l’intérieur, malgré une apparente maîtrise.
Je le constate chaque jour auprès des pilotes que j’accompagne : jeunes en formation, candidats aux sélections, professionnels en poste ou en reconversion.
Tous ont en commun une exigence élevée envers eux-mêmes, une volonté de bien faire.
Et parfois, ce sentiment diffus… de ne jamais en faire assez.
Dans ce contexte, la préparation mentale n’est pas un luxe.
C’est une condition pour durer. Pour performer sans s’épuiser. Pour rester lucide et serein, même sous pression.
Parmi les outils les plus adaptés à ce milieu, la sophrologie occupe une place essentielle.
Elle agit sur le corps, la respiration, les sensations.
Elle réintroduit du calme, là où tout s’emballe.
Elle permet de retrouver clarté et disponibilité, même dans les moments de tension.
Surtout, elle s’appuie sur une compréhension fine du système nerveux autonome, que la théorie polyvagale rend aujourd’hui plus accessible que jamais. Comprendre comment notre corps réagit au stress, fuite, action, repli, c’est ouvrir une porte vers plus de maîtrise.
Pas en forçant. En coopérant avec son corps.


