Rester prêt, même hors cockpit

Gérer son bien-être

Marie Line Gousset

Dans la vie d’un pilote, il y a des moments où tout se joue… sans voler.

Entre la fin de la formation et le premier contrat, lors d’une transition entre deux compagnies, ou encore dans la préparation de sélections en compagnie aérienne, chaque étape hors cockpit peut devenir un défi.

Des périodes où le stress monte, la motivation vacille, et où l’on doute de sa capacité à rester au niveau.

Je le vois chaque jour dans mon accompagnement des pilotes de ligne : quel que soit leur parcours, jeune diplômé ou professionnel expérimenté, il y a des moments où il ne suffit pas d’avoir les compétences techniques. Il faut aussi savoir tenir mentalement, réguler son stress, clarifier ses objectifs.

C’est là que ma méthode de préparation mentale pour pilotes prend tout son sens.

Je propose un accompagnement global des pilotes, combinant sophrologie et coaching mental, pour leur permettre de garder le cap à chaque phase de transition ou de progression.

1. Une période charnière : entre qualification, évolution et sélections

Quand la trajectoire devient floue

Que ce soit à la sortie de la formation, entre deux contrats ou en reconversion vers une autre compagnie aérienne, il arrive un moment où la trajectoire devient incertaine.

On sait ce qu’on veut atteindre, un cockpit, une sélection, un nouveau challenge, mais on ne sait pas quand ni comment cela va se concrétiser.

C’est là que surgit le doute :

“Est-ce que je fais assez ? Est-ce que je suis encore au niveau ?”

Je pense notamment à ce pilote d’aviation d’affaires, 50 ans, souhaitant reprendre une activité en ligne à l’international. Malgré son expérience, il se comparait à des profils plus jeunes, convaincu qu’ils seraient plus performants lors des tests de sélection.

Un exemple parmi d’autres de cette pression mentale que vivent de nombreux pilotes, quelle que soit leur phase de carrière.

Une pression silencieuse, un cadre qui se délite

Quand le rythme de vol s’interrompt, que les routines disparaissent, le cerveau passe en mode “alerte”. Le stress s’installe, l’énergie se disperse, la confiance s’effrite.

Ce n’est plus une question de compétence, mais de gestion du stress, de préparation mentale adaptée à ces contextes d’incertitude.

Les pilotes que j’accompagne me disent souvent : “Je sens que je m’éteins petit à petit. Je suis dans l’attente, mais je ne sais pas comment avancer.”

Un moment à part entière, à vivre activement

Ce temps “hors ligne” n’est pas une parenthèse vide.

C’est une phase stratégique à vivre pleinement, avec des outils adaptés pour ne pas perdre pied.

C’est pourquoi j’ai construit un accompagnement qui combine sophrologie pour pilotes et coaching professionnel personnalisé.

Objectif : restaurer la stabilité intérieure, reprendre confiance, poser des repères, et garder une posture active, même en l’absence d’échéance immédiate.

2. La sophrologie : s’ancrer, se réguler, se renforcer

Le corps comme point d’appui face au stress

Quand l’agitation mentale prend le dessus, le retour au corps devient indispensable.

En sophrologie, on mobilise la respiration, le mouvement et la visualisation pour apaiser le stress, relâcher les tensions, et retrouver un point d’ancrage stable.

Ce sont des pratiques simples, accessibles, mais puissantes, en particulier pour les pilotes soumis à de forts enjeux psychologiques.

La sophrologie pour pilote de ligne ne cherche pas à “calmer artificiellement” elle permet de réapprendre à habiter pleinement son corps et à sortir du pilote automatique.

Réduire la pression intérieure et retrouver l’équilibre

De nombreux pilotes que j’accompagne vivent des tensions constantes :

“Je me lève déjà sous pression”, “Je ne sais plus quand me poser”, “Tout tourne dans ma tête”…

La sophrologie appliquée à l’aviation permet de désactiver ce mode “alerte permanente” du cerveau. On régule l’énergie, on revient à l’instant présent, et on restaure un espace intérieur de calme et de maîtrise.

Renforcer la confiance et la stabilité mentale

Au fil des séances, les effets s’installent durablement : meilleure concentration, plus de recul émotionnel, confiance retrouvée.

Ce sont des bases solides, indispensables dans les phases de sélection ou de transition.